Alain Foka à Conakry: Dédicace de deux coffrets de l’émission ‘’Archives d’Afrique

02/01/2011

C’est un complexe hôtelier de la place qui a servi de cadre le mercredi 9 mai dernier, pour la cérémonie de  dédicace des deux coffrets des pères fondateurs des indépendances africaines et des portraits des grands personnages qui ont marqué l’histoire continent africain au 20ème siècle.
Ces coffrets qui sont le produit  de l’émission ‘’Archives d’Afrique’’ qu’anime notre confrère Alain Foka sur la Radio France Internationale. Cette dédicace est une initiative de RFI en collaboration avec NSIA, une société bancaire et d’assurance.

Cette cérémonie de dédicace a refoulé du monde tout en accueillant une forte délégation gouvernementale et d’hommes de média.  D’entrée, M. Alain Foka a remercié le public d’avoir effectué ce déplacement. Un public grâce à qui, dit-il, j’existe pendant toutes ces années sur un média important et qui est écouté à la fois sur le continent, mais également dans le monde.
En parlant de l’arrêt de son émission ‘’Médias d’Afrique’’ depuis un an, une émission qu’il a présentée pendant six ans du lundi au vendredi, Il indique: «Je pensais que je ne la faisais plus bien, et j’ai voulu la céder à une Guinéenne du nom de Sarah Sakho. Elle n’en a pas  voulu malheureusement.» Et de reparler de «ce public qui m’impressionne parce que le rendez-vous a été reporté à plusieurs reprises. Pour des raisons diverses, car le rendez-vous de Conakry est un rendez-vous un peu particulier pour moi. Parce que j’étais persona non gratta en Guinée, mais ce n’était pas vrai», ironise-t-il.
Selon lui, l’histoire de l’Afrique doit être racontée par les Africains eux-mêmes.
Pour une fois, insiste-t-il, il faut que les Africains puissent faire entendre leur voix. Et c’est pourquoi, il affirme avoir rejeté de nombreuses propositions des firmes internationales pour la sortie du ‘’Coffret de l’histoire contemporaine de l’Afrique à travers ses grands hommes’’. L’accepter, indique Alain Foka, c’est comme c’était un retour dans les années soixante. Et, c’est pourquoi, poursuit-il: «J’ai rencontré quelqu’un qui est à la tête d’une entreprise qui, est un peu le symbole de ce que je voudrais que l’Afrique soit, parce que, c’est une multinationale africaine, par les Africains, pour les Africains, qui travaille sur le continent dans un domaine où il était rare de trouver les Africains jusqu’à une certaine période, c'est à dire la banque et l’assurance, parce que nous voulons nous réapproprier de notre histoire».

Pour Alain Foka, l’idée de cette émission est venue, du simple fait que chaque fois l’histoire de l’Afrique était racontée par les autres. Et ce, en voulant montrer qu’il n’y avait en Afrique que des dirigeants méchants.
Et, c’est suite à des rencontres qu’il a eues avec un certain nombre de témoins de cette histoire africaine, qu’il s’est rendu compte qu’ils n'étaient pas aussi méchants et menteurs. Et d’ajouter: «A chaque fois qu’on racontait notre histoire, il fallait voir quelqu’un qui était particulièrement méchant, comme si le nègre était fait pour être méchant. C’est à partir de là que j’ai décidé de raconter notre histoire avec les témoins de cette histoire», argumente M. Foka.
 
Car selon lui: «On dit que l’Afrique n’a pas d’histoire, mais l’Afrique est le berceau de l’humanité, même si le continent africain est resté dans le berceau’’. Et de se poser la question de savoir comment se fait-il que l’Afrique n’a pas d’histoire, alors que ce continent est le berceau de l’humanité?
Alors, ‘’Archives d’Afrique’’ est l’aventure d’un jeune journaliste qui a  décidé de raconter l’histoire contemporaine de l’Afrique ‘’à travers ses grands hommes’’, pour reprendre la formule d’Alain Foka.
Mohamed Barry